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Notre village - Au fil du temps

Une petite fiole gallo-romaine, en bronze, de 6,8 cm de haut en forme de statuette, munie un couvercle figurant un personnage accroupi avec une gourde, une lampe entre les jambes, drapé dans un long manteau et accompagné d’un chien à ses côtés.

Ce personnage serait un berger selon De Loisne, un esclave-gardien selon Déchelette.

Cette fiole constitue le premier témoignage d’une présence humaine à Caucourt.

1194  Cauhescort   Charte d’Héllin de Gauchin

1242  Cauecort      Accord entre le prieur d’Aubigny et le chapitre d’Arras

Caucourt était un secours de Gauchin, et son autel appartenait au chapitre d’Arras. Godescalque et le pape Adrien IV lui en confirmèrent la propriété.

(Cart. De Notre Dame d’Arras, Bibl. nat, latin, 9930.)

La dîme se partageait entre le chapitre d’Arras, le chapitre de Béthune et le Curé de Gauchin, qui payait la portion congrue au vicaire desservant Caucourt.

(P. Ignace, Dictionnaire) 

En 1194, Héllin de Gauchin garantit au chapitre de Béthune la jouissance de la dîme que ce chapitre avait à Caucourt et dans la possession de laquelle il avait été troublé par Robert et Gauthier de Gauchin.

(Cart. De St Barthélémy, folio 29)

 En 1242, un accord intervint entre le chapitre d’Arras et le prieur d’Aubigny touchant la dîme à prendre sur trois mesures de terre sises entre Caucourt et Villers.

(Cart d’Aubigny, Petite chronique d’Aubigny) 

Hugues de Caucourt, en décembre 1275, reconnaît qu’à la prière du Comte d’Artois, il a rappelé Pierre Corbel, fils de Hugues Corbel, qui était outre-mer : Pierre devait y rester jusqu’à ce qu’il fût rappelé par ledit Hugues de Caucourt, aux termes de la paix qu’ils avaient faite au sujet de la mort de Jean Boilart de Henripré.

(Inv. D’Artois, Godefroi)

Nous trouvons encore en 1391 une Jeanne de Caucourt, qui avait épousé un seigneur de Wamin.

(Arch. De Lille. Etat des reliefs et droits seigneuriaux des fiefs tenus du roi à cause de son château d’Arras) 

Cette dame appartenait-elle à la famille d’Olhain, qui prenait le titre de Seigneur de Caucourt, Houlle, Moulle et Norton.

(Grand Cartulaire de St Bertin.Note fournie par Mr le Comte de Galametz.)

Cette terre passa ensuite, par mariage, à Jean de Nielles, puis à sa fille Marie, qui épousa Bauduin de Lannoy. Marie n’eut pas d’enfants, et ses biens, à sa mort (1433), devinrent la propriété de Pierre de Berghes, son neveu.

(P. Anselme, t ; VIII, 196, 697, Voir l’article Olhain)

Par suite de sa trahison (1484), Jean de Berghes eut ses biens saisis. La terre de Caucourt paraît avoir été confisquée et donnée au sieur de Ranchicourt, qui devait plus tard épouser la fille de Jean Anthoine de Berghes (1502). D’après Marius Voet, ce serait par acquisition que Robert de Ranchicourt serait devenu propriétaire de la seigneurie de Caucourt. Quoiqu’il en soit avant son mariage, Robert se qualifiait de Sieur de Caucourt.

(Bibl nat, Français, m. 22, 267, p244)

Ce domaine appartint ensuite aux de Lannoy, comtes de la Motterie et de Beaurepaire, dont la généalogie est trop connue pour que nous la reportions ici. Les de Lannoy avaient déjà des terres importantes à Caucourt avant d’avoir la seigneurie.

(Dénombrement servi par Collard de Lannoy en 1516, arch nat J. 1005)

Le dernier seigneur de Caucourt, Ignace Godefroy de Lannoy, chevalier de St Louis, périt sur l’échafaud révolutionnaire d’Arras.

(Paris, Hist de Le Bon, p.251)

Caucourt fut ravagé en 1537 par l’armée de François Ier. Nous voyons, par l’enquête qui fut ouverte sur les dommages occasionnés par les troupes françaises que :

« la gendarmerie auroit pillés et robbés les biens des dits habitants et de leur église, auroit emporté les cloches d’icelle, auroit ars, bruslés, abbatus et démolis plusieurs maisons dudit Caucourt tellement qu’il auroit convenu aux habitants dudit village habandonner et eulx refugier es ville et fors de ce pays d’Artois, où ils auroient étés l’espace de quattre mois sans pouvoir retourner au dit village, en laissans ellecq leurs terres à riez et sans labeur, parce qu’ils étaient dénudés de chevaulx ……Avant la guerre, ils avaient mille blanques bêtes on mieulx et d’autres bestiaux à l’advenant, et il ne leur resta que trois cents. »

(Arch. Nat, J. 1016)