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Eglise St Pierre
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Description
Edifice orienté de plan en croix latine. En avant, tour-clocher axiale, flanquée au sud d’une tourelle d’escalier en demi-hors-œuvre et composée en élévation d’un porche, d’une pièce (ancienne salle d’archives avec cheminée dont seul le conduit subsiste) et d’une chambre des cloches. Nef à un vaisseau, divisée en trois travées. Croisée ouvrant au nord et au sud sur deux chapelles formant croisillons. Chœur terminé par une abside à trois pans. Sacristie appuyée contre le mur de croupe du chœur. Tour cantonnée de contreforts d’angle, divisée en quatre niveaux par des larmiers. Croisillons également cantonnés de contreforts d’angle. Les baies sont en arc brisé et couronnées par des archivoltes à crossettes ; fenêtres à deux formes pour la nef et les croisillons, à une forme pour le chœur. Armes de la famille de Ranchicourt sur la clef de la baie supérieure de la tour, côté nord (chevron de gueule accompagné de trois tourteaux) ; cadran solaire sur la tourelle d’escalier. Voûtes d’ogives sur la nef, le chœur et les croisillons ; les colonnettes engagées surmontées de chapiteaux à crochets reçoivent les nervures. Voûte d’ogives au rez-de-chaussée de la tour ; plafond à solives apparentes à l’étage (aux angles de cette pièce, amorces d’une voûte d’ogives dont les nervures, comme au rez-de-chaussée, retombent sur les culots moulurés). Dans la tourelle, escalier à vis jusqu’au premier étage. Flèche octogonale à égout retroussé sur la tour ; toits en bâtière sur la nef et les croisillons ; toits à croupes polygonales sur le chœur et la sacristie. Construction en pierre de taille blanche (craie) sur soubassement de grès ; appareil à assises régulières. Sacristie en brique. Degrés de la tourelle d’escalier en grès. Charpente en bois d’orme ; couverture en ardoise.
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Conclusion
Bien que n’étant pas indiqué sur le devis établi par Dégez en 1876, le couvrement de la nef, du chœur et des croisillons et la forme polygonale du chevet appartiennent sans doute à la reconstruction de 1878-1879. La voûte d’ogives du premier étage de la tour a été, si l’on en croit l’architecte Dégez, détruite par un incendie à une date indéterminée.
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Historique
1154-1159 Confirmation par le pape Adrien IV de la propriété de l’autel au chapitre d’Arras ; l’église est une succursale de Gauchin légal jusqu’à la Révolution.
1537 Pillée par les troupes françaises.
1540 Construction de la tour comme l’indique un millésime.
Révolution 28 fructidor an 6 Eglise supprimée malgré la résistance des villageois, tour préservée ; vendue à Benoît-Guislain Derisbourg (Arras 12 000 francs). L’édifice est partiellement démoli.
An II Rachat par la commune des vestiges de l’église et reconstruction (délibération du 25 messidor)
1824 Restauration de la couverture : l’ardoise remplace le chaume.
1832 Agrandissement de la nef et construction du chœur pour la rétablir comme avant la Révolution.
1850 Construction de la sacristie.
1878-1879 La nef et le chœur sont surélevés ; construction de deux croisillons. Architecte Dégez
1883-1885 Tour : restauration de la partie supérieure des contreforts et de la tourelle d’escalier ; la couverture de la flèche est renouvelée. Architecte Dégez.
1923 Réfection des murs.
1985 Restauration de la couverture.
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Bibliographie
1878 Héricourt (Cte A. d’) pp 27 et 29
1897 Loisne (A. de) p21.
1908 Loisne (A. de) p11.
1966 Sangnier G. pp 42-43, 82 et 177
1979 Wintreberg P (non paginé)
1991 Berthe L. N ; et ali, pp 150-151
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Sources
AD Pas de Calais
Série 1LQuestionnaire de 1790
Série cartes et plansN°196 plan et élévation du clocher, 10 octobre 1882
Sous série 20Caucourt plan et devis du 11 juillet 1876
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Ancien Moulin à eau
Site
Edifice isolé, à l’extrémité nord-est du village (lieu dit Ratonville), sur la rive nord de la Blanche
Généralités
Moulin à eau, à blé.
Historique
Date de construction inconnue1880Construction des dépendances de la ferme au nord ouest et au sud du moulin.1890Le moulin est réhaussé d’un étage.1945Arrêt de l’activité. Le moulin est transformé en auberge.
Personnages
1569
Louis de Carvin tient au cense du seigneur de Caucourt un moulin à eau, banal.
1762Le moulin est affermé à Barthélémy Mayeur par le Comte de Lannoy.
Révolution 7 frimaire an 6
Loué par Madame de Lannoy à Morel
Description
Moulin de plan allongé, construit en pierre de taille blanche sur haut de soubassement de grès. Les ajouts du XIXème siècle sont en brique. Couverture en tuile. Roue qui n’existe plus avait 3 mètres de diamétre.Trois paires de meule provenaient de La Ferté sous Jouarre. Trémies et bluteries détruites.Fournil : corps du bâtiment de plan irrégulier, en retour d’équerre sur la façade antérieure du moulion ; construction en pierre de taille blanche sur soubassement de grès.
Conclusion
Le moulin et le fournil ont probablement été reconstruits au XVIIIème siècle.
Documentation
AD, série L, Questionnaire de 1790 ; série M. liasse 1164 (enquête du 8.1.1809)1891, Loriquet, t.1, p 253
Bibliographie
1891 Loriquet H. p ; 253
1979 Wintreberg P. (non paginé)
1987 Grardel C. N° 218
1991 Berthe L. N ; et ali, pp 150-151
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Château
Emplacement
Près de la place, à l’est de l’église, rue du moulin.
Historique
Début XVIIIème siècle Date de la construction selon Ch. D’Héricourt.
1759 « Led. Seigneur possède une maison seigneuriale château, basse-cour, brasserie, étangs, promenade et jardin légumier le tout à son usage contenant led. terrain environ quatre mesures et demy « (registre des vingtièmes)
1818 Le petit château de Caucourt est une assez jolie maison bourgeoise de moyenne étendue, solidement bâtie en maçonnerie et couverture en ardoise à l’exception de trois petites tours qui occupent trois angles du corps de logis principal, qui sont à un étage. Elle n’a qu’un rez-de-chaussée et des mansardes. Elle a cour, basse-cour, remise, écuries, jardin. (expertise cadastrale)
XXème Détruit par un incendie
Personnages
XVIIIème Propriété de la famille de Lannoy, comte de Beaurepaire. Dernier seigneur : Ignace Godefroy de Lannoy, guillotiné à Arras le 5 avril 1794.
XIXème Propriétaires successifs :
Candelier Louis-Vaast
Hannedouche Ambroise de 1872 Ã 1885
Bayart Fidèle de 1885 à 1892.
Vestiges
Une partie du mur de clôture, le portail subsistent.Le portail est en plein cintre à piedroits et arc en grès à bossage en table flanquent les piedroits. Les murs latéraux et la façade antérieure du bâtiment sont en pierre de taille (craie) .
Documentation
AD, cadastre (procès verbal de la division du territoire (1812) Coll Rod. Ms. 86 (généalogie)
1878 d’Héricourt, p.29 ; 1911 Rodière de la Charie, p.368
Chapelle Notre Dame de Lourdes
Site
Edifice isolé dans un cadre construit ; la façade est à l’alignement de la rue du marais.
Historique
1875
Erigée par Monsieur et Madame Villain-Potel et bénité en 1876 par le doyen d’Houdain (une plaque commémorative est scellée à l’intérieur)
Description
Extérieurement, de plan trapézoïdal et couverte d’un toit à deux versants, la chapelle se présente intérieurement comme un vaisseau terminé par une abside arrondie. Deux baies latérales en demi-cercle l’éclairent. Le décor de la façade antérieure retient l’attention. Constitué par des assemblages divers de brique ou sculpté dans la brique, ou bien encore moulé en terre cuite, il est une expression savoureuse de la dévotion populaire en même temps qu’une tentative naïve d’appliquer à la brique des techniques traditionnelles, propres à la pierre. Deux pilastres corniers flanquent la façade et reçoivent la corniche rampante à modillons du pignon chantourné. La porte centrale en plein cintre a ses piédroits et son couvrement en avancée; elle est surmontée d’une archivolte retournée et encadrée de deux croix d’autel et de deux étoiles à cinq branches. Au-dessus de la porte, deux panneaux portant des inscriptions entourent cinq assises de briques disposées en arc segmentaire et dessinant en relief un damier. Le pignon est orné d’une niche centrale, concave que soulignent deux colonnettes supportant un arc et reposant sur un appui à modillons. La niche est amortie par une couronne supportant une étoile et flanquée de deux trèfles à quatre feuilles insérés dans les médaillons.Construite en brique, la chapelle est couverte d’un toit à croupe en ardoise.
Moulin à vent
Détruit, il était en boisEmplacement : non déterminé
Historique
1814 Construction, Propriétaire Suin Directeur des domaines d’Arras.
1848 En ruine
1879 Rebâti par Constant Legrand
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